T8 - Revanche des cendres
Murena
pour 18 notes.
Aventures Historiques -
Dufaux, Jean/
Delaby, Philippe Couleur : Petiqueux, Jérémy
Edition
EAN : 9782505010166 | ID-BDovore : 90046
Synopsis :
Néron en a rêvé. Lucius Murena l'a fait: incendier Rome. Pourtant, en expiation de sa faute, le jeune patricien tentera de sauver un maximum de vies humaines. Chacun, nantis et plébéiens, cherche une issue. Tandis que certains se jettent dans le Tibre, d'autres atteindront non sans mal le Champ de Mars. Le quartier du Transtibérin est épargné par les flammes. C'est là que vivent Pierre et les chrétiens. Plus homme que dieu, l'empereur est en proie au doute. Mais si Rome dévastée attise la cupidité des uns, elle révèle aussi quelques belles âmes.
source: éditeur
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Nous avions quitté Murena, l’an dernier, sur le déclenchement du terrible incendie de Rome. On ne s’étonnera donc pas de trouver un nouvel album empreint d’une ambiance apocalyptique. Ici, la splendeur des dessins de Delaby trouve un écho particulier. Le feu magnifie Rome au fur et à mesure qu’il la détruit. Un paradoxe qui tient au talent du dessinateur qui dépeint avec la même efficacité des scènes de paniques, constituées de nombreuses cases, et des visions de désastres prenant une page complète.
Ainsi, le lecteur est totalement fasciné par ces flammes et il est saisi par la peur des Romains. Certains gardent leur calme tandis que beaucoup paniquent. Nous vivons la catastrophe avec ses habitants. Pour se faire, Dufaux a imaginé de multiples scènes où il met en avant des personnages quasi anonymes, dont certains parviennent à survivre tandis que d’autres courent à leur perte. Des destins posés sur le papier, sur un mode qui rappelle légèrement les films catastrophe, mais sans en conserver les mauvais côtés. Le scénariste ne veut surtout pas s’attarder sur des personnages et développer des dialogues ou des situations qui frôleraient la mièvrerie. Il préfère la rapidité, le destin saisi sur le vif, au moment où la vie d’un homme ou d’une femme se joue. L’aspect dramatique n’en est que plus fort. Cette multitude de personnages forme un tout, la ville de Rome. Avec eux, c’est la cité qui se consument. C’est finalement elle qui tient le premier rôle une bonne partie de l’album.
Murena, lui, n’est que peu visible. Le personnage qui, finalement, apparaît le plus est l’empereur. L’homme est toujours aussi contrasté. Tantôt détestable, tantôt sympathique, il ne peut que déstabiliser le lecteur. Une excellente chose pour apprécier le livre qui installe tout doucement une suite qui devrait s’avérer tout aussi dramatique. Car, cette fois, il va être question de la persécution des Chrétiens. Un sombre épisode en perspective.